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Kayaks

Conçu à l’origine par les Inuit, le kayak servait jadis à la chasse et aux déplacements de tous les jours. Aujourd’hui, cette petite embarcation autonome sert davantage à des fins récréatives, pour le plus grand plaisir d’un nombre grandissant d’amateurs de plein air et d’évasion.

ACHAT

Pour bien choisir son kayak, il faut d’abord se demander quel type d’utilisation on compte en faire : se balader gentiment près du quai d’un lac tranquille, descendre quelques heures une rivière paisible ou partir plusieurs jours observer les baleines dans le golfe du Saint-Laurent? Selon le cas, on pourra choisir parmi les quatre gammes de kayaks les plus populaires :

  • Les kayaks de mer : ils mesurent de 4,5 à 5,5 m (15 à 18 pi) et sont conçus pour les eaux agitées, la haute mer et l’eau salée. En raison de leur longueur, ils sont plus rapides, mais puisqu’ils sont utilisés en des eaux qui sont souvent tumultueuses, ils sont généralement munis d’un gouvernail ou d’une dérive, pour améliorer leur manoeuvrabilité. En outre, ils comportent des caissons étanches pour transporter de l’équipement à l’abri de l’eau, en cas d’intempéries ou de dessalement (chavirement) ;
  • Les kayaks de randonnée : de plus en plus populaires, ils mesurent de 3,8 à 4,5 m (12,5 à 15 pi) et sont parfaits pour les grandes étendues d’eau douce, comme le lac Saint-Jean, le fleuve Saint-Laurent dans ses portions les plus calmes ou encore pour partir en randonnée de kayak-camping, pour une ou plusieurs nuitées. Plus courts et plus larges que les kayaks de mer, ils sont conséquemment plus stables et plus sûrs, surtout s’ils sont dotés d’un gouvernail ou d’une dérive ;
  • Les kayaks récréatifs : on les préfère pour les petits lacs, les rivières tranquilles et les sorties de 1 à 3 heures. Parce qu’ils sont plus courts – ils ne mesurent pas plus de 4 m (13 pi) – et plus larges, ils sont très maniables et conviennent parfaitement aux débutants. Pour améliorer leur direction, ils sont parfois munis d’une dérive ;
  • Les kayaks ouverts (sit on top) : très ludiques, ces kayaks simples et ouverts sur toute leur longueur forment une classe à part. Ils permettent de s’amuser non loin du rivage, par une belle journée chaude où on ne craint pas de se mouiller. C’est le genre de kayak qu’on laisse au chalet et qu’on utilise à temps perdu, le week-end.

Une fois le modèle choisi, ceux qui pratiquent toujours le kayak à deux devraient considérer le kayak en tandem. Non seulement celui-ci est plus économique à l’achat, mais grâce à ses grandes dimensions, il garde plus facilement sa trajectoire et permet de maintenir un rythme soutenu, si l’un des deux kayakistes est moins performant. Dans un proche registre, on voit aussi apparaître sur le marché de plus en plus de kayaks dont l’hiloire, de dimension réduite, est spécialement conçu pour les femmes.

— Capsule conseil Du Haut des Airs

Les capsules conseils sont produites en partenariat pour l'émission Du Haut des Airs. Voyez l'ensemble des capsules sur le site web du magazine Découvertes.

L'ESSAI

Pour savoir si un kayak convient à la taille d’un kayakiste, celui-ci doit l’essayer en magasin. L’ouverture de l’hiloire doit être assez ajustée pour que le kayakiste soit adéquatement maintenu en place, mais assez grande pour qu’il puisse se retirer rapidement en cas de dessalement. À l’intérieur, le corps doit trouver de bons points d’appuis aux fesses, aux hanches, aux genoux et aux pieds. Une fois bien appuyé, le kayakiste peut plus facilement maintenir le kayak en équilibre et le contrôler, ce qui est essentiel pour esquimauter (redresser le kayak lorsqu’il est renversé) dans les cas où c’est possible.

Matériaux

De nos jours, la très grande majorité des kayaks sont fabriqués en polyéthylène, une matière plastique abordable, durable, quasi indestructible et qui nécessite peu d’entretien, bien qu’elle soit plus lourde et moins rigide que les matériaux composites. Si certains puristes ne jurent que par le kevlar, très coûteux, d’autres préfèrent la fibre de verre, un matériau plus fragile mais plus rigide, léger, performant et qu’on peut modeler à sa guise, ce qui permet d’obtenir une forme et un design plus audacieux.

Parlant de forme, plus un kayak est long, plus il brille par sa rapidité et sa capacité à maintenir le cap, en plus d’offrir davantage d’espace de rangement; en revanche, il risque alors d’être plus lourd. Mais plus un kayak est large, plus il tend à être stable tout en étant doté d’une grande capacité de chargement. Mais il devient alors d’autant plus lourd et lent.

La forme de la coque nous renseigne aussi sur le degré de performance du kayak. Une coque en amande rend le kayak stable et manoeuvrable, mais nuit à sa capacité de garder sa trajectoire. Si la coque est en « V », le kayak sera moins stable, mais il sera surtout rapide et nerveux, ce qui conviendra parfaitement aux kayakistes plus expérimentés. Si la coque comporte une quille renversée, le kayak sera plus lent mais plus stable, alors qu’une coque à bouchains vifs constitue un bon compromis entre la stabilité et la rapidité, tout en rendant l’embarcation plus manoeuvrable que la moyenne des kayaks.

D’autre part, le giron (la cambrure de la coque, d’un bout à l’autre du kayak) influence aussi la manoeuvrabilité de l’embarcation. Plus la coque est gironnée, plus il est facile d’effectuer des virages rapides. Mais le kayak est alors plus lent et il maintient plus difficilement sa trajectoire.

Enfin, le volume du kayak influence son degré de flottabilité et sa façon de réagir dans l’eau. Ainsi, un kayak de faible volume sera très agréable à contrôler dans de petites vagues mais aura tendance à être submergé lorsque la surface de l’eau est agitée. Inversement, un kayak de fort volume procurera un avantage certain au kayakiste qui évolue dans des eaux tumultueuses. Dans le choix du volume du kayak, il faut aussi tenir compte du poids du kayakiste pour trouver le juste équilibre : un kayak de faible volume sera difficile à contrôler par un kayakiste lourd, et un gros kayak piloté par une personne plus légère donnera l’impression d’être paresseux.

UTILISATION

Le pont d’un kayak de mer est plus faible que celui d’un kayak récréatif, et il est donc préférable de le transporter à l’endroit sur le toit d’une voiture, en prenant bien soin d’installer un couvre-hiloire pour que l’eau de pluie ne pénètre pas à l’intérieur.

En fixant le kayak sur le toit, il faut ajuster les sangles fermement mais pas trop fortement, pour éviter que la coque se déforme advenant une exposition prolongée sous un soleil de plomb.

Si le kayak est long et dépasse de part et d’autre la longueur du véhicule qui le transporte, il est approprié de fixer les extrémités avec des cordelettes et d’y attacher un fanion de couleur voyante.

Enfin, gare aux égratignures : celles-ci peuvent ralentir le kayak lorsqu’elles sont profondes. S’il est fabriqué en fibre de verre, mieux vaut ne pas accoster le kayak directement sur les plages, au risque d’endommager la coque avec de petites roches. Il est alors préférable de descendre de l’embarcation alors qu’elle est toujours à l’eau.

ENTRETIEN

Idéalement, entreposer le kayak dans un endroit fermé (garage, sous-sol, etc.) Sinon, rien n’empêche de laisser le kayak passer l’hiver dehors, déposé à l’envers sur des tréteaux, en s’assurant que la neige ne s’accumule pas sur sa surface.