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Le vent et la pluie ont toujours été deux conditions climatiques difficiles à apprivoiser par les adeptes de plein air. Autrefois, seuls les coupe-vents et les imperméables permettaient de s’en prémunir : les premiers protégeaient du vent mais pas de la pluie ; les seconds gardaient le corps à l’abri des intempéries mais conservaient l’humidité corporelle.

Heureusement, la technologie est venue à la rescousse du plein air. Désormais, il existe une multitude de vêtements qui sont imperméables à l’eau mais perméables à l’humidité corporelle.

ACHAT

Pour imperméabiliser un tissu, les fabricants choisissent généralement l’une des deux techniques suivantes :

  • appliquer une couche d’enduit imperméabilisant sur la partie extérieure du tissu ;
  • laminer une membrane microporeuse à l’intérieur du tissu.

Autrefois, les tissus sur lesquels on appliquait un enduit bloquaient la pluie mais conservaient l’humidité à l’intérieur ce qui donnait rapidement l’impression de se balader avec sa propre étuve. Désormais, les enduits sont beaucoup plus performants : en plus d’imperméabiliser les tissus, ils laissent s’échapper, en partie du moins, la vapeur provenant de la transpiration.

Pour sa part, la membrane microporeuse (ou imper-respirante) laisse s’échapper la vapeur corporelle à travers des milliards de petits pores, infiniment plus petits que ne le sont les gouttes d’eau, tout en empêchant totalement ces dernières de pénétrer à l’intérieur du vêtement. Résultat : le corps demeure au sec et… au chaud. La plus connue de ces membranes est le Gore-Tex.

Afin de soutenir l’imperméabilisant qui se retrouve dans le matériau brut du vêtement, les manufacturiers appliquent aussi un déperlant sur sa surface extérieure. Celui-ci est conçu pour faire perler l’eau, ce qui empêche le vêtement de s’en imbiber.

Si aucun déperlant n’est utilisé, la respirabilité du vêtement peut en souffrir. En effet, bien que ce type de vêtement soit bien conçu, il existe toujours une certaine quantité de vapeur d’eau présente entre le vêtement et la personne. Lors de conditions climatiques extrêmes, la condensation de cette vapeur peut dégager une humidité vraiment intense. La personne qui porte le vêtement pourrait alors avoir l’impression qu’il est détrempé, surtout si le taux d’humidité extérieur est supérieur à celui qu’on retrouve à l’intérieur du vêtement.

Pour limiter la condensation, plusieurs techniques ont par ailleurs été développées :

  • installation d’évents sous les aisselles, au dos, à la poitrine ou dans les poches ;
  • pose de velcros qui aident ces évents à mieux performer ;
  • installation de gouttières le long des glissières ;
  • imperméabilisation des gouttières ;
  • scellage des coutures.

Deux ou trois couches

Un vêtement avec membrane microporeuse (imper-respirant) comprend soit deux, soit trois couches. Dans le premier cas, on appose une membrane à la surface interne du tissu et on la protège avec une doublure ou un isolant, pour la prémunir de l’abrasion. Si ces vêtements « deux couches » sont fort pratiques pour une utilisation générale, leur doublure nuit à la circulation d’air. Il en résulte une certaine rétention d’humidité qui limite la respirabilité du tissu. En revanche, les vêtements fabriqués suivant cette méthode sont plus souples et plus confortables que les imper-respirants trois couches.

Les vêtements trois couches comprennent un tissu extérieur et anti-abrasif auquel on lamine une membrane microporeuse et à laquelle on appose un léger tricot intérieur. Ces trois couches ne font qu’une et l’absence de doublure séparée rend le vêtement plus léger tout en permettant une meilleure aération, ce qui convient mieux à la pratique d’activités plus exigeantes.

Dans certains cas, on appose des empiècements de tissu de type « trois-couches » à certains endroits stratégiques du vêtement deux-couches (genoux, coudes, épaules) pour augmenter la durabilité du vêtement sans pour autant sacrifier sur sa souplesse et sa légèreté.

UTILISATION

On peut séparer les vêtements imper-respirants en deux familles : les hard shell et les soft shell. Les vêtements de type hard shell (coquille rigide) se portent comme couche extérieure et visent à protéger les couches intérieures des intempéries. Qu’il comporte un enduit ou une membrane, le tissu résiste très bien à l’eau et au vent, mais celui qui est fabriqué avec un enduit constitue sans doute un meilleur rapport qualité-prix, ce qui conviendra aux utilisateurs occasionnels pour qui la performance n’est pas une fin en soi.

Lorsqu’elles comprennent une membrane, les coquilles rigides sont en revanche plus durables et plus performantes, ce qui est plus approprié pour les adeptes de plein air férus d’activités extrêmes.

Pour leur part, les vêtements de type soft shell (coquille souple) sont faits de tissus élastiques qui résistent partiellement aux intempéries, qui sont dotés d’un certain pouvoir isolant et qui font preuve d’une grande respirabilité. Certains modèles ne comprennent pas de membrane et sont donc moins efficaces contre le vent et la pluie tout en étant très souples : ils font la joie des adeptes de sports aérobiques, comme les joggeurs et les fondeurs, et ils sont de plus en plus utilisés comme deuxième couche, dans le système multicouche. D’autres coquilles souples comprennent une membrane et elles résistent mieux aux éléments tout en étant moins respirantes. Elles sont davantage recherchées pour leur effet coupe-vent.

ENTRETIEN

À la longue, poussière et sueur bouchent les pores des membranes imper-respirantes, ce qui nuit à leur respirabilité. Il faut donc régulièrement les laver avec soins.

D’abord, il faut se procurer un bon savon détergent spécialisé . Ensuite, on doit laver le vêtement à la machine (idéalement à chargement frontal) ou à la main, en lisant les consignes dictées par le manufacturier. Rincer abondamment, quitte à reprendre un cycle de lavage complet, sans savon.

Une fois le vêtement imper-respirant lavé et très bien rincé, le placer sur un cintre et vaporiser un produit déperlant, pour que le vêtement reprenne ses propriétés imper-respirantes. Certains déperlants peuvent être directement ajoutés à la lessiveuse, lors du lavage, à condition que les vêtements ainsi traités ne possèdent pas de doublures à action hydrophile.

Pour finir, faire sécher à la sécheuse, à température moyenne.

Si le déperlant perd de son efficacité lorsqu’il est contaminé par des impuretés, il peut aussi se détériorer par simple usage normal. Dans ce cas, des fissures microscopiques se forment et laissent pénétrer l’eau dans le tissu. Pour remédier à la situation, il suffit de sécher à haute température et par culbutage le vêtement : le déperlant ramollira légèrement et remplira les fissures. Pour ce faire, il faut cependant prendre bien soin de suivre les instructions du manufacturier.

Conseils généraux d’entretien

De façon générale, laver les vêtements techniques dès qu’ils le requièrent.

Laver et sécher les vêtements au plus haut degré indiqué sur l’étiquette du manufacturier.

Toujours bien rincer les vêtements afin d’enlever l’excès de détergent. Éviter les assouplisseurs, surtout avec les imper-respirants : ils encouragent la pénétration d’eau dans les tissus et ils ont tendance à demeurer dans les fibres du vêtement.

En excursion, rincer à l’eau fraîche tout vêtement qui aurait été exposé à de l’eau salée.

Ne jamais sécher le vêtement près d’un feu (notamment à cause des tisons) ou sous un soleil intense.