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Vêtements techniques

Il fut un temps où pratiquer le plein air pouvait être toute une équipée. Plus maintenant. Grâce aux vêtements techniques, dont la qualité est en constante progression, on peut maintenant se vêtir très efficacement et en tout légèreté, et profiter au maximum des activités extérieures. Beau temps, mauvais temps.

ACHAT

Porté directement sur le corps ou par-dessus un sous-vêtement, fabriqué de fibres synthétiques hydrophobes (polyester ou polypropylène), le vêtement technique évacue l’essentiel de l’humidité dégagée par le corps, tout en étant doté d’un pouvoir isolant qui varie selon les modèles et les marques.

L’été, trois vêtements techniques sont généralement utilisés : les laines polaires (aussi appelées polars), les coquilles souples (ou soft shell) et les coquilles rigides imper-respirantes. Lequel de ces vêtements choisir? Tout dépend de vos besoins.

Si vous ne disposez que d’un petit budget et que vous pratiquez le plein air sur une base occasionnelle, quand la météo est clémente, ou si vous cherchez un vêtement qui vous gardera au chaud par les soirées d’été un peu frisquettes, commencez par vous procurer une laine polaire.

Légère et fabriquée en polyester, la laine polaire permet une évaporation optimale de l’humidité tout en maintenant le corps au chaud et en séchant rapidement. Elle se porte directement sur la peau comme vêtement (températures moyennes) ou par-dessus un sous-vêtement synthétique (températures plus froides). Certains modèles intègrent en outre un enduit coupe-vent. Pour l’été, une laine de degré 100 suffit amplement.

Ceux qui pratiquent le plein air sur une base plus régulière ou dans des conditions plus rudes devraient plutôt opter pour un soft shell(coquille souple). Ce vêtement chaud est extensible dans tous les sens, respire très bien, sert de coupe-vent, sèche rapidement et jouit d’une certaine imperméabilité, lorsque la pluie est fine, peu abondante et de faible durée. Grâce à son look moderne et épuré, la coquille souple est aussi utilisée comme vêtement urbain. Elle convient enfin aux pleinairistes qui n’ont pas les moyens de s’acheter une coquille imper-respirante.

Cette dernière catégorie de vêtement technique est la plus performante qui soit sur le marché, mais aussi la plus coûteuse. Sa principale caractéristique est de protéger totalement du vent et de la pluie à l’extérieur, tout en laissant s’échapper l’humidité corporelle.

Pour y arriver, la membrane imper-respirante (ou micro-poreuse) est perforée par des milliards de petits pores, infiniment plus petits que ne le sont les gouttes d’eau, ce qui empêche totalement ces dernières de pénétrer à l’intérieur du vêtement.

Afin de soutenir l’imperméabilisant qui se retrouve dans le matériau brut du vêtement, les manufacturiers appliquent un déperlant sur sa surface extérieure. Résultat : le corps demeure au sec et au chaud, en tout état de cause.

La plus connue des membranes imper-respirantes est le Gore-Tex, mais chaque manufacturier dispose de sa propre technologie (comme HighVent, chez North Face, ou Precip, chez Marmot).

UTILISATION

Les vêtements en laine polaire doivent être portés le plus près possible du corps pour emmagasiner l’humidité dégagée par la transpiration et l’évacuer par la suite, mais aussi pour maximiser les chances de conserver la chaleur corporelle.

La coquille souple se porte généralement par-dessus un autre vêtement technique (sous-vêtement ou laine polaire), mais il peut aussi servir de couche intermédiaire, dans le système multi-couches.

Si on porte une coquille souple et que l’intensité d’une activité de plein air augmente rapidement, on n’a qu’à ouvrir les glissières, s’il y en a, pour favoriser l’évacuation de l’humidité vers l’extérieur. Ne reste plus qu’à refermer les glissières dès que l’intensité de l’activité diminue de nouveau.

La coquille imper-respirante se porte toujours par-dessus un autre vêtement technique, et elle fait autant office de coupe-vent que d’imperméable, été comme hiver.


ENTRETIEN

Toujours bien rincer les vêtements afin d’enlever l’excès de détergent. Éviter les assouplisseurs : ils encouragent la pénétration d’eau dans les tissus et ils ont tendance à demeurer dans les fibres du vêtement.

En excursion, rincer à l’eau fraîche tout vêtement qui aurait été exposé à de l’eau salée.

Sécher les laines polaires et coquilles souples au plus haut degré indiqué sur l’étiquette du manufacturier, mais jamais au-delà : les fibres synthétiques pourraient se détériorer, à haute température.

Ne jamais sécher le vêtement près d’un feu (notamment à cause des tisons) ou sous un soleil intense. À la longue, poussière et sueur bouchent les pores des membranes imper-respirantes, ce qui nuit à leur respirabilité. Il faut donc régulièrement les laver, mais pas avec n’importe quoi, ni n’importe comment. D’abord, il faut se procurer un bon produit nettoyant, puis laver le vêtement à la machine ou à la main, en lisant les consignes dictées par le manufacturier. Ensuite, on rince abondamment, quitte à reprendre un cycle de lavage complet, sans savon.

Une fois le vêtement imper-respirant lavé et très bien rincé, on le place sur un cintre et on vaporise un produit déperlant (comme Gore ReviveX ou Scotchguard), pour que le vêtement reprenne ses propriétés imper-respirantes. Certains déperlants (comme Nikwax TX Direct ou Granger’s) peuvent être directement ajoutés à la lessiveuse, lors du lavage, à condition que les vêtements ainsi traités ne possèdent pas de doublures à action hydrophile. Pour finir, on fait sécher à la sécheuse, à température moyenne.