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Bottes d'hiver

Chaque année, les bottes d’hiver s’améliorent : elles sont de plus en plus chaudes, de plus en plus efficaces, de plus en plus performantes. Mais devant le vaste choix qui s’offre au consommateur, un minimum de conseils s’impose.

ACHAT

Idéalement, une bonne botte d’hiver devrait être chaude, confortable, légère, robuste et imperméable – et, pour ceux qui peuvent se le permettre, respirante. Mais puisque la réunion de toutes ces caractéristiques en une seule et même botte coûte cher, mieux vaut d’abord considérer ses besoins personnels pour déterminer lesquels sont les plus importants.

Ainsi, pour la pratique de la raquette ou d’activités où on est constamment en contact avec la neige, la botte devra surtout être imperméable et chaude, assez haute (8 pouces) pour empêcher la neige d’entrer et dotée de coutures bien scellées.

Pour la marche en ville ou les sorties urbaines au quotidien, des bottes basses (6 pouces) bien isolées peuvent convenir, même si elles ne sont pas totalement imperméables.

Pour des activités qui se déroulent dans des conditions de froid intense, et qui impliquent peu de mouvement (travailleurs qui demeurent dehors toute la journée, camping d’hiver, etc.), mieux vaut alors privilégier des bottes hautes avec feutre épais. Moins ajustées, ces bottes permettent en outre de porter plusieurs paires de chaussettes, si la température chute dramatiquement ou que le degré d’activité de son utilisateur est faible.

En tout état de cause, il faut évidemment s’intéresser à la cote de confort (ou cote de température) de la botte. Si celle-ci peut atteindre –100 °C, elle oscille généralement entre –15 °C et –40 °C, selon le type d’isolant utilisé et sa densité. Qu’il porte le nom de Thinsulate, Primaloft, Polartec ou Heatseeker, l’isolant est la « laine minérale » qui garde le pied au chaud. Plus le chiffre qui l’accompagne est élevé (de 100 à 600), plus il protégera bien du froid.

Construction

La botte est d’abord formée de la tige, c’est-à-dire de tout ce qui se trouve au-dessus de la semelle. La tige est notamment formée de l’empeigne, qui forme le dessus de la botte, de sa pointe jusqu’au cou-de-pied (en droite ligne avec le bas de la cheville); du bout, qui recouvre la région des orteils; de la languette, qui forme le prolongement de l’empeigne (ou qui est située sous celle-ci) et qui protège l’avant du pied; et du bracelet (ou collet), sorte de joint d’étanchéité pour empêcher la neige de s’introduire. Reste l’arrière de la botte, formé de l’emboîtage reliant les quartiers, c’est-à-dire les deux côtés arrière de la tige, auxquels on intègre parfois un contrefort, sorte de soutien renforci qui maintient fermement le talon.

La semelle est séparée en trois couches : la semelle d’usure, qui entre en contact direct avec le sol; la semelle intérieure (ou première semelle), sur laquelle repose le pied; et la semelle intercalaire, prise en sandwich entre les deux précédentes, et qui absorbe les chocs. Cette dernière est parfois surmontée d’un cambrion, c’est-à-dire un renforcement de longueur variable qui donne plus de rigidité à l’ensemble. À l’intérieur, une fausse semelle (ou semelle de confort) amovible est souvent déposée sur la chaussure. Enfin, la doublure se moule au pied à l’intérieur, lui assurant confort et soutien.

Matériaux

Le cuir est couramment utilisé dans la fabrication des bottes d’hiver. Souple, résistant, respirant et très imperméable lorsque traité, il peut être entier (on dit « pleine fleur ») et, dès lors, particulièrement robuste et plus coûteux. Il peut aussi provenir d’une tranche plus mince de peau animale, ce qui le rend plus abordable mais moins résistant. Le cuir entre aussi, fort souvent, dans la composition de la doublure : confortable, il se moule plus rapidement à la forme du pied.

Certaines bottes comportent une tige en cuir imperméabilisé et une membrane intérieure imper-respirante (comme du Gore-Tex). Le cuir respire alors naturellement et la membrane intérieure laisse s’échapper la chaleur et la transpiration.

Semblable au cuir au premier coup d’œil et quasi-hydrofuge, le cuir synthétique est plus sensible à l’abrasion, respire moins bien et peut finir par fendiller, mais sinon, il partage à peu près les même propriétés que le cuir véritable, à moindre coût.

Plusieurs tissus synthétiques entrent fréquemment dans la composition des bottes d’hiver, que ce soit pour leur légèreté, leur faible coût et leur relative respirabilité. En général, on utilise alors du nylon, que ce soit pour la tige ou pour la doublure de la botte.

Le caoutchouc brille par son imperméabilité mais pèche par son hermétisme : il ne laisse aucunement s’évacuer chaleur et humidité. Il est cependant fort utile lorsqu’on le fait entrer dans la composition de la tige et de la semelle dure. Dans ce cas, il est traité pour garder sa flexibilité et son pouvoir adhérent, même par grand froid. Parfois, la base caoutchoutée remonte jusqu’à la cheville pour améliorer l’imperméabilité de l’ensemble de la botte.

Enfin, dans la semelle intercalaire, on incorpore souvent du polyuréthane, assez lourd, mais aussi de l’Evazote (EVA), si on veut obtenir confort et durabilité. Le carbone ou la fibre de verre sont pour leur part souvent employés pour donner davantage de rigidité au cambrion.

UTILISATION

Pour maintenir leur degré de qualité le plus élevé possible, les bottes doivent recevoir un traitement de protection et d’imperméabilisation, avant d’être utilisées. Dans ces cas, il faut procéder avant de les exposer aux intempéries. Certains types de coutures doivent également être scellés avec des produits spéciaux (comme du silicone), pour assurer l’entière imperméabilité de la botte.

Pour ne pas geler des pieds, il faut d’abord éviter de trop ajuster ses bottes, pour ne pas nuire à la circulation sanguine. Mais garder les pieds au chaud dépend aussi du métabolisme de chaque personne, de son hydratation, du climat extérieur et… du type de chaussettes utilisées. Pour faire fuir le froid, procurez-vous des bas techniques à séchage ultrarapide et qui respirent très bien (fibres synthétiques, laine mérinos, etc.): garder son pied au sec est le meilleur moyen de le maintenir au chaud. Pour les cas désespérés, on peut aussi incorporer des semelles chauffantes à l’intérieur de la botte.

En raquette, l’utilisation de guêtres permet de minimiser le contact de la neige avec les bottes (ainsi qu’avec le pied), ce qui contribue à maintenir les pieds au chaud et au sec.

Pour éviter la formation d’ampoules (notamment en raquettes), il faut s’assurer que les chaussettes soient bien ajustées. On peut aussi porter une sous-chaussette très mince en fibre synthétique, sous la chaussette régulière, ce qui aura pour effet de minimiser le frottement de la peau contre l’intérieur de la botte. On peut enfin saupoudrer ses pieds de poudre de talc, avant d’enfiler chaussettes et sous-chaussettes, pour maximiser ses chances de les garder au sec. Si une ampoule se forme malgré toutes ces précautions, il faut appliquer un pansement ou un moleskine (double peau) sur la chair à vif.

Enfin, ceux qui se procurent des bottes pour enfants devraient aussi s’acheter une paire de feutres additionnels, pour être sûr de toujours avoir une paire de feutres secs à leur disposition.


ENTRETIEN

Quand elles sont bien entretenues, de bonnes bottes ont une durée de vie fort appréciable. Pour ce faire, il faut d’abord lire les recommandations du fabricant sur les produits protecteurs à appliquer, puis nettoyer régulièrement l’empeigne et la traiter, pour la protéger du calcium et des autres éléments qui dégradent sa qualité.

Après chaque utilisation, laissez sécher les bottes à l’air libre, en évitant de les placer trop près d’une source de chaleur intense (feu, poêle, etc.)

Retirer les fausses semelles après chaque randonnée, pour les faire sécher et limiter les odeurs nauséabondes. À l’occasion, laver aussi ces semelles, pour les mêmes raisons.